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En 2001, quelques archéologues frappent à la porte de Château Escot dans l’idée de fouiller le vignoble. Une initiative couronnée de succès ! Ils mettent rapidement à jour un véritable trésor, ramenant du passé, entre autres souvenirs, un grattoir en silex, un rebord de hache de bronze daté de 1500 avant Jésus Christ et des pièces anciennes frappées du temps de l’Empire Romain, de la Guerre de Cent ans, du règne de Louis XIII ou du Premier Empire. De belles trouvailles qui témoignent de la longue et riche histoire du site.

Aménagé dès l’époque gallo-romaine, il a toujours été occupé. Sa bonne terre et la source qui coule en son cœur expliquent sans doute l’attrait des hommes pour ce coin du Médoc. Au Moyen-Âge, le domaine abrite l’un des notables de la région : le percepteur des impôts. Des “escots” comme l’on disait alors ! La fonction a passé depuis bien longtemps, mais le nom, lui, a perduré : la propriété est restée le Château d'Escot.

Il est aujourd'hui l’un des plus anciens domaines vinicoles médocains. En effet, on y cultive la vigne depuis 150 ans. En 1858, déjà, M. d’Armailhac, un notable local, grand amateur de vin, le cite parmi les “crus bourgeois”, un label de qualité né d’un privilège accordé par la Couronne Britannique aux bourgeois bordelais. Dès le Moyen-Age, ces derniers se voient exempter de taxes une exonération de charges sur la vente locale et l’exportation des vins de leurs vignes. Cette exonération décide les plus riches familles de la capitale de Guyenne à acquérir les meilleures terres des alentours. Un beau terroir facilitant le travail du vigneron, les « Crus des Bourgeois », comme on dit alors, finissent par faire référence. Si bien que, même après la Révolution et la fin des privilèges, on utilise encore le terme pour désigner les meilleures bouteilles de la région.

En 1932, l’expression populaire devient une mention légale. Dans un souci de clarté, la CCI de Bordeaux et la Chambre d’Agriculture publient en effet leur premier classement officiel des Cru Bourgeois. 444 vins sont jugés dignes de cette distinction. Dont, bien sûr, Château Escot ! 90 ans plus tard, après bien des péripéties, la propriété étant notamment reprise et largement rénovée par la famille Rouy, le prestigieux label apparaît toujours sur les étiquettes de ce domaine. Cette continuité est d’autant plus remarquable que depuis 2008, la mention est remise en question tous les ans, chaque millésime devant être adoubé par un jury de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc.

Les témoins de l'Histoire
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Parce que ses sols sont fertiles et qu'il est traversé par une source généreuse, le site de Château Escot est habité depuis la nuit des temps. Pour preuve : les vestiges mis à jour lors de deux campagnes de fouilles menées dans les années 2000. Parmi les plus belles pièces trouvées par les archéologues figurent un bronze de 1500 avant JC, un silex taillé ou encore des pièces romaines frappées entre 330 et 340 de notre ère.
A ce patrimoine antique s'ajoute des objets bien pus récents : une montre à gousset, des pièces du Premier Empire ou encore de très nombreux… dès à coudre ! "Autrefois, explique Bruno Rouy, le jeune mentor du domaine, on ébourgeonnait les vignes à la main en arrachant les branches qui poussaient dans le mauvais sens. Alors, pour éviter de s'abîmer des doigts lors de cette opération, les paysans de l'époque les protégeaient avec des dès à coudre." Des ustensiles que l'on retrouve aujourd'hui dans la vitrine-musée du caveau de dégustation, aux côtés de l'ensemble des trésors du passé repris à la terre médocaine.
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